Education interculturelle et enseignement bilingue

- Enfants travailleurs qui transportent en jouant des sacs de maïs dans une brouette en franchissant les obstacles de la route.
Du point de vue culturel, le Guatemala est l’un des pays les plus riches d’Amérique centrale. On dénombre 21 langues maya différentes, à part le xinca, le garifuna et l’espagnol. Pourtant, bien que les indigènes représentent plus de 50 pour cent de la population, ils sont en grande partie exclus de nombreux domaines. Les gens vivent souvent dans la pauvreté et la misère et aujourd’hui encore, on croit souvent, au sein de la population privilégiée, que les indigènes sont « arriérés » et qu’il y a un profond fossé entre eux et la population blanche et métissée moderne qui représente l’Etat. L’interculturalité et l’identité sont ainsi les deux axes principaux de nos projets au Guatemala.
De véritables rencontres entre les différents groupes de la population
Une campagne de sensibilisation qui aborde la cohabitation des divers groupes ethniques et linguistiques au moyen d’une exposition et de matériel d’accompagnement prépare le chemin qui permettra de véritables rencontres entre les différents groupes de la population. La formation du personnel enseignant et l’introduction, dans le plan d’étude, des thèmes « relations interethniques » et « cohabitation pacifique » constituent un volet important du travail de sensibilisation. La Fondation Village d’enfants Pestalozzi soutient cette démarche en fournissant des outils pédagogiques pour l’enseignement au degré primaire et secondaire.
Dans le second projet aussi, notre organisation partenaire locale, Prodessa, pèse de tout son poids pour qu’un plan d’étude interculturel au niveau secondaire et dans la formation des futurs enseignants permette de consolider l’identité interculturelle des jeunes et leurs droits. C’est une bonne base pour encourager l’échange interculturel entre les différentes cultures mayas.




