Cohabitation pacifique de jeunes gens
Les jeunes d’ethnies et de cultures différentes se côtoient pacifiquement et construisent ensemble une société moderne et démocratique. En Serbie, la Fondation Village d’enfants Pestalozzi soutient la formation interculturelle afin de dépasser les barrières et de promouvoir l’égalité, la tolérance et le partenariat.
La Serbie est un pays dans lequel les minorités, qui constituent pourtant près du quart de la population, n’ont pas la vie facile. Hongrois, Albanais, Rom, et les membres de quelque 20 autres ethnies ou encore les réfugiés des pays voisins se rencontrent partout: à l’école, au sport, durant les loisirs. Dans un environnement marqué par l’intolérance, les enfants et les jeunes, particulièrement ceux des minorités ethniques ou religieuses, sont les membres les plus vulnérables de la société.
Formation interculturelle pour les jeunes
Avec Panonija, la Fondation Village d'enfants Pestalozzi a mis en place un réseau d’organisations partenaires locales dans tout le pays. Au cours de la formation interculturelles dans des écoles et des ateliers, les jeunes ont l’occasion de mieux se connaître et de mieux connaître les autres, d’apprendre par et avec les autres. Ils parlent ensemble de droits des enfants, de communication nonviolente, remettent en question la représentation de l’ennemi, formulent des valeurs et des objectifs sociaux. Ce dialogue leur montre qu’ils peuvent exprimer une opinion différente de celle de leurs camarades. La tolérance s’apprend et est vécue au quotidien. L’objectif de la formation interculturelle est d’encourager les jeunes à entreprendre quelque chose en commun: actions publiques, travail rédactionnel, représentations, émissions de radio et volontariat, les projets réalisés sont très variés.
Formation scolaire pour les enfants Rom
Dans un autre projet, la Fondation Village d’enfants Pestalozzi soutient une initiative d’envergure destinée à intégrer les enfants et les jeunes Rom dans les écoles. Car pour les enfants Rom qui vivent en Serbie, le premier jour d’école à l’âge de six ans n’a rien d’une sinécure. Le but est de scolariser les enfants Rom et de leur permettre d’obtenir un diplôme de fin d’études. S’ils terminent leurs études, ils ont de meilleures chances sur le marché du travail. La formation fait donc directement partie de la lutte contre la pauvreté.






