Apprendre les uns des autres pour déployer son potentiel

02.03.2020 - 13:44 | Sereina Meienhofer

La Fondation Village d’enfants Pestalozzi s’engage au Honduras, dans le département de Yoro, pour que les enfants puissent davantage participer en classe. L’institutrice Carolina Chávez constate de nets changements dans son école.

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Une participation active veut dire créer l’espace nécessaire pour que les enfants puissent exprimer leurs souhaits et mettre leur créativité et leur inventivité à profit en classe.

Dans la commune de Santa Rita, l’école John F. Kennedy se trouve dans l’une des zones les plus exposées aux conflits du Honduras. L’environnement hostile conditionne non seulement le comportement des enfants en matière de résolution des conflits, mais influence également leurs résultats scolaires. Lancé en 2014, le projet intitulé «La voix des enfants» vise à accroître leur participation active à l’école primaire. Carolina Chávez se souvient de la passivité passée des élèves: toutes les initiatives émanaient des adultes. La direction des écoles se contentait de discuter de ses propositions avec les enseignants, lesquels déterminaient les activités auxquelles les élèves devaient participer. «L’opinion des enfants ne comptait pas vraiment à l’école», dit-elle. Grâce au projet, l’école a effectué une mutation culturelle. En plus de l’adaptation des programmes sur des bases axées sur les droits de l’enfant, la collaboration avec les enseignants s’est également intensifiée. Ceux-ci ont suivi des formations, bénéficié d’un appui pédagogique et acquis des méthodes propices à un enseignement participatif.

L’ouverture d’esprit donne confiance

Carolina Chávez applique directement ce qu’elle a appris dans ses cours et dans le cadre de la vie communautaire à l’école. En plus d’une nouvelle manière de se saluer le matin, les élèves profitent également de supports audiovisuels pendant les cours ainsi que d’approches ludiques. Lors de «journées de la solidarité », les enfants peuvent rendre visite à des camarades malades ou confrontés à des problèmes familiaux. La nouvelle ouverture d’esprit des enseignants aide les enfants à surmonter leur peur de s’exprimer. L’institutrice est convaincue que ce changement était nécessaire et que, d’une façon générale, les mentalités devraient être soumises à un examen critique dans son pays. De nombreuses pratiques culturelles se retrouvent en effet dans le système scolaire et empêchent les enfants de partager leurs idées et de prendre des décisions importantes. Carolina Chávez est impressionnée par le potentiel des enfants qui a été révélé grâce au projet. Elle a compris que ses élèves ne pouvaient le déployer que si elle se montrait elle-même ouverte aux nouvelles idées. «Il s’agit de motiver les enfants et de leur montrer l’exemple de principes tels que la justice, la confiance et la tolérance», explique-t-elle. Selon elle, les enfants possèdent déjà la conscience de ces choses. «Ce dont ils ont besoin, c’est de la possibilité de les expérimenter et d’initier une réflexion.»

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