Stress causé par la promiscuité en classe

04.10.2018 - 17:46 | Elisabeth Reisp

En Afrique de l’Est, les classes comptent 100 enfants ou plus. Une situation intolérable pour les enseignants et les écoliers, car la réussite est quasiment impossible dans ces conditions. De nombreux enfants ont donc de grosses lacunes en lecture, en écriture et en calcul.

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Le quotidien dans les écoles d’Afrique de l’Est: plus de 100 enfants par classe.

En Suisse, les effectifs des classes sont réglementés. Selon les cantons, ils vont de 22 à 28 élèves par classe. La raison pour laquelle on définit un effectif maximal: la garantie de réussite des écoliers. Plus les élèves sont nombreux, moins l’enseignant a de temps pour le suivi de chaque enfant. L’effectif maximal est rarement atteint. En 2012, il y avait en moyenne 19 enfants dans une classe de primaire dans le canton de Zurich. Pourtant, lors d’une enquête de l’association des enseignants zurichois, les instituteurs ont indiqué que la charge principale n’est pas le travail administratif, mais l’effectif de la classe. À 6500 kilomètres de là, en Tanzanie, plus de 100 enfants s’entassent dans une salle de classe.

Un cabinet de toilettes pour 100 enfants

En Tanzanie, les frais de scolarité ont été supprimés en 2002. Cela a eu l’effet escompté: davantage d’enfants se rendent désormais à l’école primaire. Comme le gouvernement n’a pas encore pu adapter l’infrastructure, le nombre d’enseignants et de salles de classe n’a guère changé. Les instituteurs doivent donc enseigner à plus d’enfants. En 2017, la Tanzanie comptait un effectif moyen de 66 enfants par classe; dans les zones rurales, ils sont jusqu’à 80 à 100 enfants par classe. Un autre problème: le nombre de cabinets de toilettes n’a souvent pas non plus été adapté au nombre d’élèves. En moyenne, il n’y a qu’une toilette pour 100 enfants. En outre, selon un rapport de l’Unesco, environ 90% des écoles n’offrent pas la possibilité de se laver les mains après les toilettes. Le manque d’hygiène entraîne des diarrhées à l’école. En outre, la Tanzanie n’a pas de système d’identification, de saisie ou de soutien pour les enfants handicapés dans les écoles publiques. Cela signifie que les enfants avec des difficultés d’apprentissage ou de lecture sont noyés dans la masse des élèves et ne sont pas aidés.

À cause de tout ceci, les enfants ne peuvent pas apprendre correctement. L’illettrisme est un gros problème chez les écoliers. Ainsi, un élève de septième sur deux ne parvient pas à lire un livre de 2e classe en anglais (l’une des deux langues officielles de Tanzanie). Un élève de septième sur quatre ne peut pas lire un livre de 2e classe en swahili. Et plus de la moitié des élèves de troisième ne peuvent pas résoudre des exercices de maths du niveau de 2e classe.

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Ceux qui n’ont pas de place à un bureau s’assoient par terre.

Formation de 580 enseignants

Une situation identique se présente dans le pays voisin au sud de la Tanzanie: le Mozambique. La Fondation Village d’enfants Pestalozzi y a débuté des activités l’année passée. Dans ce pays situé sur la côte est de l’Afrique, les frais de scolarité ont été supprimés en 2000. Suite à cela, le nombre d’élèves a doublé en moins de dix ans. Comme en Tanzanie, le nombre d’enseignants est insuffisant au Mozambique. Malgré toutes les bonnes volontés, la qualité de l’instruction scolaire est médiocre.

La Fondation Village d’enfants Pestalozzi s’engage avec différents projets en Tanzanie, au Mozambique et en Éthiopie pour que les enfants reçoivent une éducation correcte. Ainsi, des enseignants sont formés dans le cadre de nos projets pour pouvoir enseigner aux enfants avec des méthodes qui correspondent aux connaissances d’aujourd’hui sur la réussite scolaire. L’année passée, nous avons formé 580 enseignants en Afrique de l’Est. Nous avons financé bibliothèques scolaires, pour que les enfants disposent d'une sélection de livres de lecture. La Fondation Village d’enfants Pestalozzi soutient aussi la construction d’installations sanitaires dans des écoles au Mozambique. Et nous développons des livres scolaires en collaboration avec nos organisations partenaires car il n’en existe pas pour les élèves qui parlent une langue minoritaire.

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