Préparation pour un avenir incertain

Camp de réfugiés Karen en Thaïlande 10.07.2019 - 14:30 | Christian Possa

Le camp de réfugiés Ban Mai Nai Soi au nord-ouest de la Thaïlande existe depuis plus d’un quart de siècle. Plus de 1000 personnes, essentiellement des Karens, vivent ici. La fondation Village d’enfants Pestalozzi s’engage pour proposer un enseignement bilingue afin que les enfants soient préparés au mieux à un éventuel retour dans leur pays d’origine, le Myanmar.

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Shel Meh en plein cours dans le camp de réfugiés de Ban Mai Nai Soi.

Visuellement, le camp de réfugiés ne diffère guère d’un village thaïlandais comme il en existe de nombreux dans le paysage montagneux couvert de forêts denses de cette région. Les cabanes en bambou témoignent d’un grand savoir-faire artisanal et les sentiers détrempés démontrent la force destructrice de la saison des pluies. La grande différence réside dans le fait que les habitants de Ban Mai Nai Soi n’y résident pas volontairement mais qu’ils s’y trouvent après avoir fui le conflit armé qui secoue leur patrie, le Myanmar. Ils ne peuvent pas se déplacer librement et sont dépendants de l’aide de tiers pour survivre.

Améliorer l’enseignement dans les camps de réfugiés

Dans les écoles du camp, il manque des enseignants bien formés. Les plus jeunes ont grandi dans le camp et ont été scolarisés selon les moyens du bord. C’est également ce qu’a vécu Shel Meh, maîtresse d’école enfantine. «Je veux transmettre ma propre expérience aux enfants et ainsi contribuer à améliorer l’enseignement dans le camp», nous explique- t-elle. Dorénavant, l’enseignement bilingue basé sur la langue maternelle devrait y contribuer fortement. Le but: les enfants se familiarisent avec une deuxième langue – dans le cas présent, le birman – dans leur langue maternelle. «S’ils peuvent un jour retourner chez eux, il sera important de comprendre la langue officielle», estime l’institutrice de 25 ans. Mieux les enfants et les adolescents maîtrisent les deux langues, plus il sera facile de les intégrer dans le système éducatif – où que ce soit.

«Je veux contribuer à améliorer l’enseignement dans le camp.»

Dans un premier temps, du matériel scolaire pour l’enseignement bilingue est développé sur place avec l’organisation partenaire. On essaiera autant que possible d’y intégrer des histoires locales ou des connaissances issues de la littérature des Karens. La formation des 64 enseignants actuels et de 50 futurs enseignants aux méthodes d’enseignement bilingue et aux approches pédagogiques centrées sur l’enfant devrait commencer au printemps.

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