«Que nous soyons homme ou femme, ce n’est qu’une part de notre identité»

13.03.2020 - 14:18 | Veronica Gmünder

Le thème du genre et de l’égalité des sexes est plus actuel que jamais. Il est plus que temps que tous les êtres humains soient traités de la même manière, quel que soit le sexe auquel ils s’identifient. Aussi la Fondation Village d’enfants Pestalozzi en a-t-elle fait son thème central de l’année. Mais que signifie donc le «genre» et de quelle manière est-il déjà mis en application dans les projets organisés en Suisse?

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Au cours de ses ateliers, Barbara Germann promeut la diversité.

Le terme «Genre» peut se référer au sexe biologique ou sociétal, voire à sa dimension sociale. Par là, on entend les rôles, les attentes, les valeurs, les ordres qui sont liés à un sexe.

Nos préjugés à tous

L’année passée, la Fondation a adopté une directive relative aux genres qui sera d’application dans tous nos projets, en Suisse comme à l’étranger. La Fondation Village d’enfants Pestalozzi met ainsi l’accent sur l’égalité des sexes. Cela signifie que les hommes et femmes, filles et garçons profitent des mêmes conditions, traitements et chances de développer leur plein potentiel ainsi que de concrétiser une vie où leurs droits et leur dignité ne sont pas bafoués. «L’égalité des chances est un thème central et récurrent de nos ateliers», explique l’éducatrice Barbara Germann. Ainsi, elle discute avec les enfants et adolescents des préjugés – lesdits «stéréotypes» – qu’ils ont, par exemple. Les filles sontelles les seules à avoir le droit de se vernir les ongles? Trouvez-vous juste que les garçons ne puissent montrer ouvertement leurs sentiments?

Courir comme une fille

Au cours de l’étape suivante, le personnel éducateur s’efforce de rendre manifeste l’influence qu’ont les préjugés sur notre estime de soi. L’un des exercices consiste à demander aux jeunes de bouger dans la salle d’une certaine manière. Par exemple, de courir ou de lancer comme une fille. C’est toujours étonnant de pouvoir observer, d’une fois à l’autre, des gestes pratiquement identiques et ce, quels que soient le pays ou la culture auxquels les jeunes appartiennent. «Les filles sont représentées comme des êtres faibles, sans défense, presque un peu niaises», explique Barbara Germann.

Ensuite, une vidéo rend évidente cette représentation souvent inconsciente que l’on se fait des femmes. En outre, il en ressort que ces images ne sont généralement pas encore présentes dans la tête des plus jeunes enfants: pour eux, «comme une fille» ne signifie rien; rien de bon ni de mauvais. «C’est un très bon exercice pour les deux sexes. Il montre à quel point l’image au sein de la société est ancrée à l’âge adulte.» Barbara Germann se réjouit lorsque les jeunes y réfléchissent et que des débats voient le jour. Ainsi, les conceptions rigides, souvent inconscientes, s’assouplissent et sont remises en question. Par son travail, elle montre qu’il est normal d’accepter et d’essayer divers aspects. «Nous sommes tous différents et avons besoin de choses différentes. Que nous soyons homme ou femme, ce n’est qu’une part de notre identité.»

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