«L’impact durable débute au stade de la conception»

15.04.2019 - 18:09 | Christian Possa

Damian Zimmermann, directeur du Programme Suisse, explique dans l’interview de quelle manière son département est en prise directe avec les changements sociétaux, comment nous tentons d’optimiser l’impact durable des projets et les effets que ceux-ci produisent auprès des enfants et des jeunes.

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Damian Zimmermann, directeur du Programme Suisse

De quels thèmes le département Programme Suisse s’occupe-t-il actuellement?
En plus de questions stratégiques, nous observons les changements qui interviennent au sein de la société afin d’en tenir compte dans nos projets, d’une part au niveau de l’offre, où il faut être très attentifs aux besoins et d’autre part, sur le plan de la méthodologie. En tant qu’acteur extrascolaire et non formel, notre travail et tous nos projets sont pleinement centrés sur l’enfant.

Pouvez-vous nous donner un exemple?
Dans le cadre de projets tels que le Forum européen de la jeunesse Trogen, la Conférence nationale des enfants ou, plus récemment, l’offre Digiweek, nous nous concentrons encore plus intensément sur l’enfant et ses échanges au sein du groupe. Il s’agit selon nous du «je» en tant que sujet du rapport au monde – et ce dans la perspective d’une cohabitation pacifique.

Quelles furent les expériences les plus marquantes de l’année dernière?
L’impact durable de nos projets fait régulièrement l’objet de discussions. Comment réussissons-nous à responsabiliser chaque participant pour qu’à l’issue d’un programme au Village d’enfants, des actions soient menées et les expériences partagées dans l’environnement personnel respectif? D’une part, nous voudrions que les groupes s’entendent sur les thèmes à traiter avant le démarrage du projet et, d’autre part, nous réservons suffisamment de temps aux participants sur place afin qu’ils puissent «tester» les actions prévues et en discuter.

Comment définiriez-vous les principaux défis de l’année en cours pour vos programmes en Suisse?
A l’avenir, nous souhaiterions que les jeunes puissent davantage s’inscrire directement chez nous aux projets qui les intéressent. Les inscriptions s’effectuent surtout actuellement par l’intermédiaire d’écoles et d’organisations partenaires. En même temps, les inscriptions individuelles représentent une charge administrative supplémentaire. L’idée qu’un groupe d’enfants élabore, avec des pédagogues et des artistes, une action dans le cadre du programme dédié aux «30 ans des droits de l’enfant» a été lancée récemment en vue d’une présentation durant la fête de l’été du Village d’enfants.

Quels furent les moments forts de l’année 2018 pour le département Programme Suisse?
Nous avons reçu beaucoup de réactions positives – d’enfants et d’adolescents, ainsi que des adultes qui les accompagnaient. Ils nous disent ce que ce séjour signifiait pour eux. Nous recevons régulièrement des commentaires du genre: «C’était le moment le plus important de ma vie.» Pour les enfants et les adolescents, voir que leur opinion compte et constater une évolution personnelle dans le cadre des projets représente une expérience forte. Parmi les réactions, beaucoup d’aspects spécifiques sont évoqués, tels que: «J’ai remarqué que je suis devenu plus courageux. J’ai gagné confiance en moi. Je défends mon point de vue. Mes camarades me perçoivent différemment.» ou: «J’ai ressenti une grande solidarité au sein de ce groupe.»

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